Consultez nos archives

Lorsqu’un jeune décroche du système de formation initiale, sa rupture avec l’École ne permet alors plus à la communauté éducative de l’établissement d’assurer son suivi. Il est accompagné par la mission générale d’insertion (MGI). La MGI prend en charge les élèves de plus de 16 ans, à la demande des établissements. Les personnels de la MGI cherchent des solutions individualisées. L’objectif est de permettre le maintien du jeune dans une formation menant à un diplôme professionnel.

Atelier documentaires pour une classe MGI à Tremblay-en-France

Pour des jeunes « décrocheurs », il s’agit de leur proposer des ateliers leur permettant de renforcer leur adhésion à leur scolarité mais aussi de valoriser leur travail. Ils souffrent d’une mauvaise estime d’eux-mêmes étant depuis des années en échec scolaire, et doivent se refamiliariser avec un cadre propice à l’étude. Les pratiques pédagogiques doivent donc être diversifiées et nous pensons que l’atelier vidéo est un très bon outil qui va pouvoir se positionner comme un allié, et permettre un apprentissage de savoirs, savoir-faire et savoir-être qui va venir se compléter aux apprentissages plus traditionnels.

L’initiation dans toutes les étapes d’une réalisation d’un documentaire (préparation, tournage, montage, projection), permet à l’élève, en plus des apports théoriques et pratiques propres à l’audiovisuel, de se réapproprier leur image et celle des autres, de développer une thématique, de savoir aller chercher l’information, de devenir plus autonome, de savoir travailler en équipe, de développer leur analyse et leur sens esthétique.

Avec cette classe, nous avons remarqué que le choix même du thème a permis à ces jeunes un début de réflexion à partir d’un sujet réel, ici la ville de Tremblay-en-France, leur ville, ville dans laquelle ils vivent ou y étudient. Ville qui a été médiatiquement connu pour ces violences urbaines. Il ressort que cet atelier leur a permis de gagner en confiance et en fierté. Ils ont été ému de voir enfin leur ville filmée, grâce à eux, sous un regard nouveau : un regard positif.

J’aurai aimé que le film soit plus long parce que c’est Tremblay pour une fois. Et c’est bien parce que pour une fois on ne parle pas que du banditisme. Parole d’élève.


Documentaire Elèves Tremblay-en-France 2011 par Kinescopage